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Murma

Vous avez été mentionné dans le journal de quelqu'un

Dernière mise à jour : 14 octobre 2026

Cette page s'adresse aux personnes qui ne sont pas utilisatrices de Murma, et dont un proche a peut-être parlé dans son journal. Vous n'avez rien signé, vous n'avez pas de compte, et vous n'auriez aucun moyen de savoir ce qui suit si nous ne l'écrivions pas ici.

Ce qu'est Murma

Murma est un journal intime qui s'écrit à la voix. Le soir, une personne raconte sa journée à voix haute ; l'application en retient des faits et les lui rappelle avant qu'elle ne revoie les gens concernés.

C'est un carnet personnel. Ce n'est pas un réseau social : personne d'autre que son propriétaire n'y a accès, rien n'y est publié, et vous n'y avez aucun profil. Nous ne vous notifierons jamais de quoi que ce soit : nous ne savons pas qui vous êtes.

Ce qui vous concerne, éventuellement

Si un proche utilise Murma et a parlé de vous, son journal peut contenir votre prénom tel qu'il l'a prononcé, et des choses qu'il a dites à votre sujet : un projet, une date, un goût, parfois quelque chose de plus intime.

Ce qu'il raconte est relu par un modèle d'intelligence artificielle d'Anthropic, aux États-Unis, pour en tirer des faits. Le texte y part pseudonymisé (les prénoms que l'application connaît remplacés par des jetons, avec les limites dites plus bas), et Anthropic le conserve jusqu'à trente jours, jusqu'à deux ans si ses systèmes de sécurité le signalent.

Nous ne cherchons pas à savoir si c'est votre cas. Les journaux sont chiffrés et nous ne les ouvrons pas dans le cadre du service : nous n'allons pas fouiller le journal de nos utilisateurs pour y chercher votre nom, et nous n'avons aucun moyen de savoir si vous y figurez sans le faire. Techniquement, la clé étant déposée sur nos serveurs, nous en serions capables (c'est écrit noir sur blanc dans notre politique de confidentialité), mais ce n'est ni notre pratique ni ce que la loi nous autoriserait à faire pour répondre à une demande comme la vôtre.

Pourquoi vous n'avez pas été prévenu

Le règlement européen prévoit qu'une personne soit informée quand ses données sont traitées sans avoir été recueillies auprès d'elle. Il prévoit aussi le cas où cette information exigerait un effort disproportionné. C'est exactement notre situation : d'un tiers, Murma ne connaît qu'un prénom prononcé à voix haute, sans adresse, sans téléphone, sans moyen de le joindre. Et nous n'en voulons aucun : chercher à vous identifier pour vous prévenir serait plus intrusif que de nous en abstenir.

Dans ce cas, le texte demande de rendre l'information publiquement accessible. C'est l'objet de cette page.

Ce que nous faisons pour vous protéger

  • Votre prénom est masqué avant d'être envoyé à l'intelligence artificielle, quand l'application le reconnaît. Sur le téléphone, le prénom d'une personne qui a déjà sa fiche dans le journal est remplacé par un jeton anonyme (PERSONNE_1), et un nom nouveau l'est aussi quand l'application le repère ; les numéros de téléphone, adresses e-mail et IBAN écrits sous leur forme habituelle le sont également. Une limite que nous préférons dire : un prénom que l'application ne reconnaît pas, un pseudo, une adresse peuvent rester dans le texte (un prénom écrit sans majuscule, un prénom composé ou étranger, un diminutif, un pseudo de réseau social, un numéro écrit de façon inhabituelle, une adresse postale). Et cela à chaque récit, tant que vous n'avez pas de fiche dans ce journal.
  • Un lieu qui porte votre prénom n'est pas cherché automatiquement sur une carte, quand l'application le reconnaît. Si l'utilisateur fait placer ses lieux sur une carte, leur nom part vers le service de recherche d'OpenStreetMap, sans date, sans récit, sans compte. Si vous avez une fiche dans son journal, un lieu qui porte votre prénom derrière « chez », « de » ou « avec » (« chez Léa ») n'est pas cherché automatiquement. Une limite, là aussi : ce qu'il tape lui-même dans la recherche part tel quel, et un lieu comme « Café Léa » part avec son nom entier.
  • Rien n'est publié, rien n'est partagé. Murma n'a aucune fonction de diffusion, et n'envoie aucune notification à qui que ce soit d'autre que son propriétaire.
  • Le journal est chiffré avec une clé générée sur le téléphone de son propriétaire, avant d'être sauvegardé. Mais cette clé est gardée sur nos serveurs, dans la même base de données que le journal, pour qu'il survive à la perte du téléphone : nous sommes donc techniquement en mesure de l'ouvrir (notre hébergeur, Google, aussi), ce que nous ne faisons pas dans le cadre du service. Ce chiffrement ne protège donc pas d'un vol de cette base entière. Le détail est dans notre politique de confidentialité.
  • Nous ne vendons rien, ne ciblons personne, et n'entraînons aucun modèle avec ces données.

Ce que vous pouvez demander

Vos droits s'exercent d'abord auprès de la personne qui tient ce journal, parce que c'est elle qui l'ouvre et qui peut vous répondre.

  • Lui demander ce que Murma garde sur vous. Elle peut vous le montrer : chaque personne a sa fiche, et tout ce qui la concerne y est rassemblé.
  • Lui demander d'effacer. Une personne et tout ce qui s'y rattache s'effacent d'un geste depuis sa fiche. Nos conditions d'utilisation lui rappellent qu'il peut le faire, et qu'il reste responsable de ce qu'il écrit sur autrui.

Si cette démarche est impossible ou reste sans réponse, écrivez-nous à contact@murma.fr. Nous vous répondrons honnêtement, y compris pour vous dire ce que nous ne ferons pas : ouvrir le journal de quelqu'un pour y chercher votre nom.

Une réclamation

Vous pouvez saisir la CNIL (3 place de Fontenoy, TSA 80715, 75334 Paris Cedex 07, cnil.fr).

Responsable du traitement : Issam Daoud (contact@murma.fr).